"Damn, dis-moi" : Christine and the Queens signe un délicieux retour funk

18 mai 2018
Envie de faire durer le plaisir ? Angoisse de la page blanche ? Tout un tas d'explications pourrait justifier la disparition de Christine and the Queens. Mais les faits sont là : cela fait déjà quatre ans que son premier album "Chaleur Humaine" est paru dans les bacs, avec le succès qu'on lui connaît. Porté par les tubes "Saint Claude" et "Christine", le disque s'est arraché à plus de 850.000 exemplaires en France et a valu à l'artiste pas moins de quatre Victoires de la musique entre 2015 et 2016 ! Sa personnalité atypique, son discours avant-gardiste et ses talents de danseuse hors-pair lui ont valu de séduire bien au-delà de nos frontières. Au Royaume-Uni, Christine and the Queens est devenue un véritable phénomène ! Courtisée par toutes les émissions les plus populaires du pays, la Nantaise a même récolté une nomination aux BRIT Awards. La grande classe.
Autant dire que ses fans du monde entier meurent d'impatience d'entendre ses prochaines compositions. Au mois de mars, Christine and the Queens a donc mis fin à un suspens insoutenable en annonçant son grand retour sur scène, pour une tournée internationale qui débutera cet automne. Sept concerts sont annoncés en France, dont une date à l'AccorHotels Arena de Paris le 18 décembre. Une première pour la chanteuse ! Evidemment, cette annonce a sous-entendu l'arrivée imminente du nouveau single de Christine and the Queens, qui s'est créé un alter ego prénommée Chris pour cette ère. « Plus ancrée, plus fière, plus drôle et sacrément horny », Chris est décrite comme le « résultat explosif d'une macération de références plus agressives » dans laquelle l'artiste dit avoir « trouvé de la force pour
raconter l'exaspération qui était la [sienne]
». En l'occurrence, Christine and the Queens s'est mise sous influence Gainsbourg - période Gainsbarre, le poète en mal de vivre - et le son G-Funk qui a émergé en Californie au début des années 90.

On ne sera donc pas surpris de retrouver aux crédits de "Damn, dis moi" l'un des héritiers du genre : Dâm-Funk, proche collaborateur de Snoop Dogg qui assure le solo de keytar. Avec ce premier titre délicieusement funk et rétro, qu'elle a produit elle-même, Christine and the Queens invite à onduler du corps tout en se jouant des conventions. Son phrasé invoque l'urgence, parle de désir et de confiance exacerbée, « une forme d'assurance macho provocante » selon ses dires. « Que faire / De l'énergie que j'perds / Quand j'te veux / Damn dis-moi comment mieux » susurre-t-elle sur un refrain luisant sous un soleil de plomb. Un hit en puissance ! A noter que le titre est également livré dans une version anglaise baptisée "Girlfriend".

A écouter dès à présent sur BackLive!
 

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